La peur de l’échec paralyse les Européens. Ah bon?

Panneau routier AttentionUne grande enquête menée par Amway dans 24 pays, auprès de 26 000 personnes, nous apprend fièrement que les Européens ont plus peur de l’échec que les Américains. Pour qui est-ce vraiment une surprise ?

Les commentaires dans la presse relèvent tous les poncifs,inévitables dans ce type de réflexion : « il faut que l’état protège mieux les indépendants, il faut éduquer les enfants en bas âge à gérer un échec, il faut donner une seconde chance aux gens qui ont fait faillite, il faut, y a qu’a, il faut, y a qu’a. Même la Commission Européenne y va de sa remarque : il faut instaurer une culture de la seconde chance pour les entrepreneurs honnêtes. Il faut faire de l’échec quelque chose d’acceptable »

Tout cela est évident, mais ce n’est pas en soignant le symptôme que l’on soigne le malade.

Et la cause remonte bien loin, au fond des âges, dans ce que nous appelons – ici – la culture. Peut-on modifier la culture ? Peut-on modifier ce flot d’influences, de « valeurs » qui nous viennent de la nuit des temps et qui nous font agir de telle manière plutôt que telle autre quand nous sommes sous pression ?

Je le pense, oui.

Il y a des cultures qui affrontent l’incertitude avec optimisme comme les Chinois, Américains et Britanniques. Et t d’autres cultures l’évitent : Français et Belges, sont parmi les champions pour l’éviter.

Je pense qu’a titre individuel, il est possible – en un premier temps – de prendre conscience du mécanisme qui nous paralyse. Ce qui nous permettra d’arrêter de paralyser nos enfants, nos collègues, nos politiciens, et toutes nos relations.

Rien de tel que de suivre une formation en différences culturelles pour prendre conscience de sa propre culture.

2 réflexions sur “La peur de l’échec paralyse les Européens. Ah bon?

  1. Tout à fait d’accord Jean-Pierre. En tant qu’entrepreneur d’origine canadienne et résident en France, j’exhibe mes échecs avec beaucoup plus de pudeur que mes amis nord-américains. Les avantages du « fail fast, fail often » qui règne dans le milieu des startups aux États-Unis a du mal à se faire valoir en Europe. Récemment, j’ai recroisé une une personne qui avait créé une entreprise dans le numérique quelques années auparavant. Il m’annonça avec beaucoup de rétissence que son projet n’avait pas fonctionnée. Je lui au répondu: « mais tu as du apprendre un tas de choses! » Soulagé, il commença à m’expliquer ce que cette expérience lui avait permis d’apprendre et qu’il serait mieux préparé pour son prochain projet.

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