Homme – Femme, répartition des rôles dans notre culture

Masculinité - féminité, l'express

Les chiffres et les lettres ont toujours un sexe » titre l’Express, nous relatant une étude réalisée par l’Education nationale française sur le choix des études choisies par les jeunes filles et garçons. Déception, l’égalité n’est pas pour demain !   Il ressort que les jeunes ont conservés un ensemble de reflexes et stéréotypes. Les filles choisissent les filières littéraires et sociales (médecine, droit, sciences sociales) et les garçons les filières techniques et scientifiques. Bref, le lourd héritage culturel est toujours bien présent, et – oh surprise ! – notre jeunesse ne s’en n’est toujours pas débarrassée. Je m’étonne toujours autant de ces pensées dont notre société veut se convaincre, que notre jeunesse est totalement différente et tellement mieux adaptée au monde futur.

Quand donc, va-t-on accepter que nous sommes tous partiellement influencés par notre éducation, que celle-ci recèle des dimensions culturelles inconscientes qui induisent des goûts, des choix des manières de faire bien précises.

L’exemple qui nous occupe ici est l’égalité des sexes (des genres).

Nos institutions, pleines de bonnes volontés, veulent s’assurer que les professions fortement sexuées puissent donner accès à l’autre sexe pour rétablir l’équilibre. L’assistance sociale fait de la place pour des hommes, les sous-marins disposent de quartier de femmes, les partis politiques veillent à respecter des quotas, les entreprises tentent d’ouvrir les postes à tous les genres. En résumé, on donne la possibilité à l’autre sexe de pratiquer un métier fort sexué.

Tout ceci se révèle anecdotique. Pire, l’impact est contraire à l’effet recherché, car on n’a pas « désexué » la tâche, mais malencontreusement, on masculinise les femmes, et féminise les hommes.

Comment font les scandinaves ? Ils ont désexué les métiers ! En Scandinavie, il n’est pas plus viril de résoudre un problème mathématique, que de soulager un malade.

Jusqu’à ce détail qui nous fait sourire : le congé parental pour les pères, que l’on a mal interprété chez nous. Ce n’est qu’un exemple de « desexualité » des tâches. En réalité, comme le disent les Danois eux-mêmes, il n’agissent pas dans l’esprit de permettre à la femme d’accéder aux mêmes activités que l’homme, mais bien de défendre l’idée qu’une tâche peut être accomplie indifféremment par l’un ou l’autre genre.

L’égalité Homme Femme réussira quand nous serons capables de ne pas allouer une tâche spécifique à un genre spécifique. Nous programmons nos enfants aux concepts de masculinité et féminité, et leurs attributs. L’Université de Marseille a fait un test intéressant sur les 545 élèves de 6ème et 5ème. * Durant un examen d’abord présenté comme un exercice de dessin, les filles réussissaient mieux que les garçons. Et lorsqu’il était présenté comme un exercice de géométrie, les filles rataient l’exercice…. Intéressant, non ?

Heu…. j’arrête là, je dois vous quitter, ma femme m’appelle car le déjeuner est servi !

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