Body Language et Culture

abraco des amigosGaffe Obama Aung San Suu Kyi

Ceux qui s’intéressent à la différence culturelle, souvent s’intéressent au « body language ». Ces deux jeunes sciences humaines ont en commun une curiosité sur la meilleure manière d’approcher l’Autre, de l’analyser, et de savoir s’il y a possibilité d’entente ou au contraire de danger.

Mon expérience m’a permis de voir un rapport entre certaines valeurs de Hofstede et le body language.

Je pars du principe que ce langage non verbal utilise un même alphabet. Quelle que soit sa culture, nous sommes dans l’analyse des mêmes fondamentaux : postures, gestes et mimiques. Nous sommes dans l’analyse des expressions inconscientes des 6 émotions fondamentales. Alors, oui, on peut penser – pour rester dans l’analogie de l’écriture –

que l’alphabet est identique, et la grammaire différente d’une culture à l’autre.

Pour ceux qui suivent la méthode Hofstede, je pense pouvoir dire que les 4 dimensions entrent en lignes de comptes. (le Rapport au Pouvoir (PDI) et l’Individualisme (IDV), la Masculinité (MAS) , et l’Incertitude (UAI) ) Les 4 influencent la proxémie : l’utilisation de l’espace sera plus importante dans les pays peu individualistes et/ou forts sensibles au pouvoir.

Pour prendre un exemple simple : un français mécontent doit « bien montrer » son état d’esprit par une gestuelle visible de loin (par le chef). Alors qu’un britannique mécontent s’assurera de ne « pas montrer » qu’il est affliger par la situation pour montrer sa force. L’un et l’autre révèlent, par leur comportement leurs besoins fondamentaux. L’un a, inconsciemment, le besoin de se dire : « il a bien vu à qui il a faire : je suis mécontent ». Alors que l’autre a – inconsciemment – le besoin de se dire « il a bien vu à qui il a à faire : je ne suis pas affecté par la situation  (même pas mal !)».

La méthode Hofstede nous permet d’observer que dans les pays peu individualistes (que nous appelons collectivistes) la « perte de face » est plus importante que chez nous. Bien entendu, puisque la personne existe au travers de son groupe. Dès lors, quelques petits gestes ou échange de regards suffiront à passer un message : faire perdre la face, valoriser ou approuver, etc.

Mais il faut rester prudent : chez les collectivistes brésiliens, il existe un besoin de se toucher, de marquer sont attachement par des « embraço » (des étreintes appuyées avec le haut du corps, en s’assurant de maintenir le bas du corps distant pour éviter les malentendus), alors que les asiatiques se touchent peu. Observez la photo de Barak Obama tentant une accolade à Aung san suu khi …

Voir l’interview de Romain le Decodeur :

http://www.decodeurdunonverbal.fr/comment-bien-negocier-a-l-international/

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